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/Par Lyudmyla Blyk, journaliste/
/Article paru le 21 mai 2014 sur ukrinform.ua/
/Traduit par Oksana Kantaruk Pierre/

Boris Filatov. Source de la photo : tourdnepr.com

Boris Filatov. Source de la photo : tourdnepr.com

Boris Filatov est un personnage très intéressant. D’origine russe, il se dit « juivo-banderivets » (ndt.nationaliste ukrainien juif), il a fait une carrière d’avocat et de journaliste. Tout au long de sa carrière, il s’est occupé des affaires les plus connues. Souvent il s’attaquait aux politiques qui l’appelaient à l’aide plus tard.

Les résultats des enquêtes de Filatov journaliste se sont transformés en deux films. Il a enquêté sur la nature des accusations formulées contre Lazarenko (ndt. l’ex-premier ministre-ukrainien ayant purgé une peine aux USA pour le blanchiment d’argent). Il a également publié le livre « Le phénomène de Lazarenko ».

Sa déclaration d’impôts de 2006 a fait entrer Filatov dans la liste des millionnaires en dollars. Mais au lieu de profiter de sa fortune, il dépense une somme astronomique pour réaliser son rêve et adhère au programme spatial Virgin Galactic (USA) sous le numéro 145 : il sera le premier touriste spatiale ukrainien. Le vol pourrait avoir lieu déjà cet automne.

Il y a six mois il a même créé une page Facebook consacré à son vol. Mais la vie a corrigé la trajectoire : actuellement c’est sa tribune pour expliquer les processus ayant lieu en Ukraine. Sa page compte 40000 followers.

Le 4 mars il accepte la proposition des nouvelles autorités et devient adjoint par intérim d’Ihor Kolomoïsky, le nouveau gouverneur de la région de Dnipropetrovsk.

Pendant que les combats ont lieu dans une partie de l’Ukraine et que les processus politiques ne sont pas tout à fait transparents, la région de Dnipropetrovsk montre l’exemple d’une certaine stabilité. Comment ont-ils fait ?

Les collègues du « Financial Times », du « Times », du « Wall Street Journal » et du « Newsweek », du « Deutche Welle » et d’autres ont cherché les réponses aux mêmes questions. B.Filatov a trouvé du temps pour Ukrinform.

« Poutine ne comprend pas lui-même ce qu’il a initié ».

– Pourquoi est-ce que ça bouillonne autour, alors qu’à Dnipropetrovsk tout va bien ?

Cela aurait pu se passer comme à Odessa, mais, oui, tout est calme par ici. Mentalement Dnipropetrovsk ressemble à Odessa. Il y a beaucoup de communautés : ukrainienne, russe, juive, daghestanaise… De temps à autre des conflits se produisaient : on se partageait le business etc. Si nous revenons trois mois en arrière, il y a eu des manifestations pro-russes. La première manifestation a rassemblé 1500 personnes. Il y a eu des heurts avec des bâtons et des couteaux, on a brûlé des tentes et on a accroché le drapeau russe sur le bâtiment administratif. La deuxième manifestation a rassemblé 500 personnes, la troisième 300, et après il n’y a eu que 100 personnes…

Nous avons réussi grâce à un travail de longue durée avec les organisations pro-russes. Dès le début, nous avons annoncé notre positionnement pro-ukrainien contrairement aux élites du Donbass et de Louhansk. Nous avons réuni 28 organisations différentes, à commencer par les écologiques et même les féministes.Cependant nous n’avons pas essayé de négocier un traitement préférentiel comme l’ont fait nos collègues de Donetsk : en négociant ils ont ouvert la boîte de Pandore qui est devenu difficile à refermer désormais.

Nous avons rencontré les organisations nazies russes, et nous leur avons demandé ce qu’ils voulaient. La réponse était « faire du sport ». On leur a donné une salle et on a participé à leur programme anti-drogue. Avec les communistes, nous avons lavé les monuments vandalisés, et avec les retraités de l’armée soviétique nous avons organisé des cours de patriotisme dans les écoles. J’ai passé des heures et des jours entiers aux commissions de réconciliation à écouter qui parmi les manifestants avait attaqué le premier. Et les coups de téléphones avec des associations marginales en plus.

– Et l’élément pro-russe a cédé ?

L’élément pro-russe n’est qu’une illusion. C’est-à-dire, il existe, mais c’est comme un arc-en-ciel avec des couleurs et des nuances. À gauche, vous avez des communistes qui sont définitivement parmi ceux qui sont manipulés par la Russie. Et la dernière prise de parole de Simonenko (ndt. le chef du parti communiste ukrainien) en est la preuve. Nous le voyons aussi à Donetsk. Nous avons un très bon contact avec les activistes de Donetsk. Pour la plupart ce sont les communistes qui défendent et propagent les idées de « La République Populaire de Donetsk ». La cinquième colonne est constituée de communistes, ils sont en tête de ce mouvement.

À l’autre bout, se trouvent les groupuscules radicaux : les fascistes russes, les païens. Ils ont leur propre idéologie. Ils ne fument pas, ne boivent pas d’alcool, font du sport.

Entre deux, il y a encore toute une panoplie d’organisations qui peuvent avoir des choses en commun et peuvent aussi ne pas en avoir. Ce sont des organisations qui travaillent beaucoup en réseaux. À travers les réseaux sociaux ils peuvent mobiliser leurs sympathisants. Mais si nous travaillons avec tous ces séparatistes séparément, de manière individuelle, personne ne se rassemble, personne ne prend d’armes et personne ne fait de guérilla.

Dans les régions de Donetsk et de Louhansk, de manière préméditée ou pas, les élites locales ont tout fait pour que cette bande de communistes, de partisans de Limonov, d’« eurasiens » et compagnie viennent en Ukraine, pour, entre autre, « répéter » la prise du pouvoir en Russie. Les députés de la Douma (ndt. le parlement russe) m’en ont parlé eux-mêmes. Poutine ne comprend pas lui-même ce qu’il a initié. Il se peu qu’en 2017, Yakoutie sorte son drapeau en disant « on ne nous entend pas, on fait des diamants, et Moscou ne nous entend pas ». Cela peut se produire à Rostov, à Taganrog ou au Caucase. Mais à l’heure actuelle ils sont ici.

– Donc, vous dites que vous avez simplement travaillé avec l’opposition, et les autres non ?

En tant que fonctionnaire je ne peux me permettre de critiquer mes collègues. Mais le nouveau gouverneur de la région de Donetsk, Tarouta n’a pas remplacé les chefs des administrations placés à l’époque de Ianoukovitch, il n’a pas rencontré les députés locaux, ni de gauche ni de droite. La même chose à Odessa. Nous avons proposé au gouverneur de la région d’Odessa notre aide, il a simplement dit qu’il n’y avait pas d’activistes, que tout le monde voulait du pouvoir et de l’argent. Cette vision primitive de la situation a provoqué la tragédie dans la Maison des Syndicats.

– Pensez-vous qu’avec le nouveau gouverneur à Odessa, l’ordre reviendra ?

Vous voyez par vous-même, le calme est rétabli. Dès qu’Igor Palitsya a été nommé, il a consolidé des forces saines autour de lui. La nouvelle adjointe est aussi quelqu’un de très important : Zoya Kazandjy était dans le secteur civil, s’occupait des Maïdans, et aujourd’hui elle fait partie de l’exécutif dans l’administration régionale. C’est un message très fort. Il s’est avéré qu’à Odessa il y a un grand nombre d’organisations qui veulent que l’Ukraine reste unie et qu’Odessa revienne au calme. Je ne comprends pas pourquoi le gouverneur précédent n’a pas travaillé dans ce sens. Je me répète, mais je pense que la responsabilité repose sur les autorités régionales et la police où il y a des traîtres, des collabos et des salauds.

Encore un exemple. À Marioupol. Pour libérer le bâtiment de l’administration de la ville, un bataillon de défense territoriale y est rentré, constitué des hommes de Dnipropetrovsk. Nous avons appelé le maire pour lui dire que tout le monde pouvait revenir travailler. Ils nous demandent si les services communaux de la ville peuvent nettoyer les barricades parce que ces mêmes services ont peur que les manifestants brûlent les pneus de leurs tracteurs.

Le bataillon est resté trois heures. Les soldats de Dnipropetrovsk gardaient un bâtiment vide qui n’intéressait personne et les autorités locales ne font que saboter. J’explique tout cela pour expliquer en même temps pourquoi l’armée avait finalement dû quitter la ville. A cause du sabotage des autorités locales. Et quand quelques jours plus tard, il y a eu des vols en masse, des actes de vandalisme, la police s’est enfuie. Et après la police avec les ouvriers d’Akhmetov (ndt. l’homme le plus riche d’Ukraine, lié au président déchu) se sont rassemblé et réinstauré l’ordre dans la ville. Pourquoi n’était-il possible de le faire en temps et en heure ?

– Puisqu’on parle du bataillon de la défense territoriale, pourriez-vous nous parler de ce groupe et du rôle de Kolomoïsky (ndt. le gouverneur de la région de Dnipropetrovsk, un oligarque qui a accepté la proposition de gouverner la région pour stabiliser la situation) ?

Je vous dis tout de suite, l’armée de Kolomoïsky c’est un mythe.

Quand l’occupation de la Crimée a commencé, beaucoup d’hommes de Dnipropetrovsk ont voulu être mobilisés. Mais ils n’avaient plus l’âge ou la spécificité de leur passif dans l’armée soviétique était dépassé (surtout pour certains métiers en relation avec la défense nucléaire). Le bataillon de la défense territoriale a été principalement composé de ces patriotes. Plus 7000 réservistes sont déjà passés par là. Quand la situation est devenue critique, le bataillon « Dniepr » a été créé avec le concours du ministère de l’intérieur. C’est le ministère qui gère ce bataillon qui inclut également les policiers.

De plus le ministère de la défense a créé une défense territoriale. Leur bataillon a été à Marioupol : 2 habitants de Dnipropetrovsk y ont péri. Cette division fonctionne comme l’armée d’Israël ou de Suisse : elle est composée de réservistes et est sous la direction du ministère de la Défense. C’est le ministère de Défense qui prend toutes les décisions notamment pour la protection des bâtiments administratifs.

Il existe aussi la garde Nationale ukrainienne, une formation à part.

Mais une confusion règne dans les esprits : plusieurs organisations ont été créées en même temps. On confond les uns avec les autres.

Quand à Krasnoarmiisk’, une personne a été tuée par accident, on ne sait toujours pas qui était là. Je ne peux pas dire que c’était « Dniepr », ou encore le Secteur Droit. Pour le Secteur Droit, la propagande russe a fait de Yaroch (ndt. le leader du Secteur Droit) un « Ben Laden ». À vrai dire, il doit avoir 150 personnes opérationnelles. Quand en Russie ils racontent qu’il a pris la moitié de la planète, c’est ridicule.

Mais ce qui s’est passé à Krasnoarmiisk ne pouvait se passer autrement. S’il y a des bandits qui tuent les patriotes, les patriotes vont tuer les boieviks. Les entrepreneurs de Donetsk viennent nous parler : soit l’État remet de l’ordre, soit ils s’organisent, s’achètent des armes et défendent leur région.

« La République Populaire de Donetsk » s’est séparé en trois groupements. Le premier est contrôlé par Ianoukovitch, le deuxième par Akhmetov. Le troisième est représenté par des guerriers indépendants. De temps à autre, ils se disputent ».

– Qui a eu l’idée de payer pour les séparatistes arrêtés et leurs armes ? La société ne la voit pas de la même manière…

Tout le monde comprend, que les mouvements séparatistes dans le Donbass sont payés par la famille du président déchu. Il suffit que la Russie rende cette famille au tribunal, les sources financières seront coupées, et le séparatisme s’épuisera. Mais aujourd’hui la Russie, avec l’ex-président, organise des diversions sur le territoire ukrainien.

Donc nous avons pris cette décision : si Ianoukovitch est prêt à payer pour la guerre, nous sommes prêts à payer pour la paix. Nous avons été conscients du sérieux de cette situation. Les journalistes ont pris ça au pied de la lettre : 10 000$ par séparatiste. Mais le message principal était le suivant : limiter le trafic d’armes. Une fois que les séparatistes ont pris les stocks d’armes de Service de Sécurité de l’Ukraine (800 pièces) : un Makarov coutait 800 hryvnia (ndt. 50€).

Quand nous parlons d’arrêter des individus, il ne s’agit pas de russophones ou de gens de nationalité russe, il s’agit des mercenaires : des individus embauchés et armés. Le Service de Sécurité de l’Ukraine s’occupe de mener l’enquête, nous ne faisons que garantir la prime.

– Vous payez non seulement pour des mercenaires, mais vous donnez beaucoup de fonds pour créer des conditions de vie décentes pour les réfugiés.

Il y a une semaine nous avions déjà 140 familles de Crimée. 14 familles des activistes ont déménagé de Donetsk, 9 familles de « Svoboda » (ndt. un parti de droite), plus 10 familles de Slaviansk et Kramatorsk (ndt. les villes contrôlées par les séparatistes). Mais là ce sont des réfugiés. Nous avons aussi des activistes blessés, qui ont été pris en otage et ensuite rachetés. Les observateurs de l’OSCE les ont rencontrés et ont entendu toutes les horreurs.

C’est une tragédie. Mais personne n’est abandonné. Presque tous sont logés, nourris et ont trouvé du travail. Les donateurs sont les entrepreneurs locaux. Ce n’est pas que Kolomoïsky.

– Je ne peux pas ne pas parler du référendum sur le rattachement des régions de Donetsk et de Louhansk à la région de Dnipropetrovsk. (ndt. Il s’agit « d’un référendum » organisé le même jour que celui des séparatistes).

Nous avons réussi à stabiliser la situation. Cependant par la même occasion, nous avons posé la question aux habitants de Dnipropetrovsk s’ils souhaitent que les deux régions soient rattachées. Selon ce sondage, la plupart dit « non » : les habitants de Dnipropetrovsk ne veulent pas de ce rattachement. Ils n’ont pas besoin de confrères comme ça.

– Il existe une sorte de mentalité alors ?

Ce que je vais dire, n’est pas politiquement correct : les communistes ont réussi à créer « homo soveticus » dans le Donbass. J’ai de la famille dans la région du Donbass, ma mère est née là-bas, mes cousins vivent là-bas. Pour eux, être allé en prison c’est un mérite. Cela fait peur. Ma tante me raconte que dans un petit village de mineurs comme le sien, c’est tout à fait normal, le soir après le boulot les mecs boivent un coup, se battent, la police vient et ils obtiennent trois ans de prison. Quand il y en a un qui sort, il vole une épicerie, il devient récidiviste. 5 ans de prison. Mais pour les autres, ce sont des gars bien, courageux. 80% de la population ont un casier judiciaire rempli. En 23 ans, la région a été transformée en une zone infréquentable. C’est exactement selon Erich Fromm : la liberté c’est la responsabilité. Pendant 23 ans ils ont vécu dans une oppression paternaliste, « le pater » a disparu, la liberté leur est tombée dessus et ils ne savent plus quoi en faire.

« La République Populaire de Donetsk » s’est séparé en trois groupements. Le premier est contrôlé par Ianoukovitch, le deuxième par Akhmetov (ndt. l’oligarque le plus riche de l’Ukraine, proche du président déchu) et le troisième est représenté par des guerriers indépendants. De temps à autre, ils se disputent.

À Louhansk, il y a quatre groupements mafieux : deux grands et deux plus petits.

C’est un peu comme à Maïdan, une fois que les trois leaders de l’opposition politique de l’époque ont signé un accord avec Ianoukovitch, un jeune de la défense de Maïdan est monté sur scène et a annoncé que cet accord n’intéressait pas Maïdan (ndt. en effet, après la signature, l’un des représentants de la défense de Maïdan a annoncé que Maïdan n’accepterait que la démission de Inaoukovitch, l’ex-président avait jusqu’à 10h du lendemain matin, mais la nuit-là Ianoukovitch a fui le pays). Les leaders ne contrôlent plus rien. Il y a des indépendants.

À la seule différence qu’à Maïdan, les gens sont venus manifester pour les idéaux, ils avaient un autre niveau intellectuel.

– Même si Dnipropetrovsk reste une ville patriotique, il y a des personnages peu recommandables dans la situation actuelle. Je veux parler du député Tsariov.

Oui, il est parmi les idéologues de ce mouvement séparatiste. Nous avons montré que personne ne discuterait avec Tsariov à Dnipropetrovsk. Il voyage entre Louhansk et Moscou par prudence : s’il vient à Dnipropetrovsk, il y a un fort risque de provocations. Les gens ont accumulé tellement de haine envers lui que nous ne pouvons lui garantir sa sécurité. Je pense que son immunité parlementaire sera levée très bientôt. Deux possibilités s’ouvrent à lui : la prison ou l’exil en Russie. Il ne peut plus revenir ici. S’il veut nous prendre notre pays, il doit comprendre que nous aussi, nous pouvons lui prendre sa liberté par exemple. (ndt. Le 3 juin, le parlement ukrainien a levé l’immunité de Oleg Tsariov. Le député a fui le pays et se trouve sur le territoire russe).

– Qu’est-ce que vous pensez des tables rondes de l’unité nationale, que les autorités organisent pour stabiliser la situation ?

Il faut discuter avec tout le monde. C’est paradoxal mais telle est la logique du développement. Nous avons déjà des informations selon lesquelles les militants trouvent des points communs. Il y a beaucoup de raisons à cela. La propagande, la pauvreté mais aussi la haine des élites locales qui ont pillé la région pendant 20 ans et ont décidé qu’elles contrôlaient tout. Nous pouvons nous retrouver devant des configurations improbables : par exemple un groupe du Secteur Droit se joint à un groupe de « La République Populaire de Donetsk » pour combattre Akhmetov. Ce n’est pas exclu. Les tables rondes de l’unité nationale est une bonne chose. Et s’il n’y avait pas de traîtres dans les autorités, on trouverait un terrain d’entente avec la plupart de ces gens. Mais pour cela ils doivent déjà dire ce qu’ils veulent.

Souvent, les organisations pro-russes sont venues me voir pour me parler de la fédéralisation, je leur donnais une feuille de papier et demandais d’écrire ce qu’ils entendaient sous ce terme. Après un temps de réflexion, 8 points apparaissaient sur la feuille et nous sommes d’accord sur 6 déjà dès le départ, c’est aussi ce que nous voulons : la décentralisation, la police municipale, les impôts qui restent sur place etc. Beaucoup de gens ne s’entendent pas et ne comprennent pas pourquoi ils se battent.

– Et votre équipe, elle se bat pourquoi ?

D’un côté notre motivation est purement idéologique : nous sommes patriotes. La seconde est plutôt pragmatique : nous sommes tous des hommes d’affaires, nous comprenons que si le pays se désintègre, et il y aura une Transnistrie du Sud ou un conflit à durée indéterminée, nos biens vont se dévaloriser très vite.

Actuellement nous sommes concentrés sur l’élection présidentielle. Dans la région de Dnipropetrovsk, elle aura lieu, tout est mis en place. Dans la région de Donetsk, la situation est différente. Les commissions électorales sont menacées. Cependant je pense que dans certaines villes, la tenue de l’élection n’est pas possible, cela n’impactera pas le résultat de manière considérable.


Source : première partie – ukrinform.ua
Deuxième partie : ukrinform.ua

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