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/Crédit photos : Eva communication/

/Par Anna Jaillard Chesanovska/

Dans le contexte de la lutte pour la liberté de l’Ukraine et pour la paix en Europe, la Communauté Ukrainienne d’Île de France organise régulièrement des flashs mob en plein cœur de la capitale européenne des droits de l’homme. Pour les Ukrainiens, ces mobilisations éclairs sont une occasion privilégiée de sensibiliser des Parisiens mais aussi des touristes du monde entier sur la situation en Ukraine. C’est dans l’esprit de partage, de respect et de tolérance que la Communauté Ukrainienne se fait porteuse d’un message de paix et de solidarité entre les peuples. Soutenu par des membres des communautés Polonaise, Russe, Géorgienne, Biélorusse, Roumaine, Moldave et autres, les Ukrainiens de France disent NON à la guerre en condamnant la politique agressive du Kremlin.


/Par Michal Kurela/

Pourquoi s’impliquer autant pour Ukraine? La réponse bateau : car c’est important, c’est le voisin le plus grand de la Pologne, historiquement lié, etc. La vérité, c’est que je n’ai eu aucun lien avec l’Ukraine avant les manifestations d’Euromaïdan ; je me suis tâté mi-2013 pour aller voir ce pays car j’ai visité la Biélorussie et la Russie et j’étais curieux de comparer, d’ailleurs cela n’est toujours pas fait.

Je n’ai aucune famille en Ukraine et je n’en ai jamais eu; je n’ai jamais eu d’amis ukrainiens dans mon entourage. Mes amis étaient, avant, essentiellement des occidentaux, ici en France. Le lien le plus proche est le fait que Sergueï Korolev (ingénieur, fondateur du programme spatial soviétique) était un Ukrainien, et je suis fan de ce personnage par le biais de mon activité professionnelle.

Ensuite, je pense que tout simplement, l’aspect humain est la cause la plus importate pour beaucoup de gens, puis les ukrainiens sont similaires aux polonais par la langue, la culture et leur l’histoire.

Dans les années 80, d’autres personnes en occident ont fait l’effort de protester pour les polonais, aussi, c’est à nous de rendre aux autres ce support que nous avons reçu à une certaine époque.

J’ai vu des similitudes à ce qui est arrivé aux polonais pendant la période du communisme et donc je sens une relation très forte avec ce qui se passe en Ukraine en ce moment, j’ai ressenti de l’empathie.

Un de mes souvenirs d’enfance est celui de colonnes, de l’équivalent polonais de Berkout, partant vers Cracovie pour la “pacification” des manifestations anticommunistes à la fin des années 80.

C’est bien aussi de voir les choses positivement, que les autres peuvent aller mieux, si ces actions réussissent et qu’ils peuvent enfin choisir leur voie en pleine liberté de choix.

Il faut toujours des gens qui s’activent pour que les autres suivent. Moi-même j’ai tout simplement cherché des informations sur ce sujet et j’ai trouvé qu’il y avait des manifestations, donc j’ai voulu participer pour montrer mon soutien.

Depuis, nombreux de mes amis et connaissances (polonais ou autres) ont participé aux manifestations pro-Maïdan à Paris.

Pourquoi continuer alors ? Car maintenant, après avoir participé à de nombreuses manifestations Euromaïdan, on se sent obligés d’aller jusqu’au bout. Ce n’est pas fini et je me suis fait plein d’amis parmi les ukrainiens, il y a encore pleins de choses qui risquent de se passer, donc on continuera d’agir et des actions polonaises vont continuer aussi, notamment le concert qui est prévu ce jeudi 10/04 au centre ukrainien. Probablement d’autres concerts seront organisés plus tard.


/Par Mariya Titov et Vladimir Titov/

Nous soutenions l’Euromaïdan dès le début. Nous respectons énormément le courage et la détermination de tous ceux et de toutes celles qui ont participé à l’Euromaïdan et qui le soutenaient. Dans la situation actuelle nous ne pouvions pas ne pas soutenir l’Ukraine. Comment peut-on ne pas soutenir ceux qui ont lutté pour la liberté, pour la dignité, pour la fin de la corruption ? Comment peut-on ne pas soutenir ceux qui ont sacrifié leurs vies pour les valeurs humaines ? Comment peut-on soutenir l’annexion d’une partie d’un État souverain par un État qui ressemble de plus en plus à un état fasciste ? Nous étions éduqués sur le principe que les Ukrainiens sont nos frères. Lorsque nos frères ont réussi à chasser du pouvoir un président profondément corrompu nous ne pouvions pas ne pas être heureux pour eux. Lorsque nos frères vont mal, il faut les soutenir et les aider.

Nous savons que nous, nous sommes du bon côté des barricades et ce jusqu’au bout. « Gloire à l’Ukraine ! Gloire aux héros ! »


Mariya Titov, 25 ans, est une citoyenne russe. Elle vient de Novossibirsk où elle a grandi.
Vladimir Titov, 57 ans, est un réfugié apatride, parti de l’URSS en 1987. Son père, Piotr Eguidès fut un dissident soviétique qui a été expulsé de l’URSS en 1980 et vivait en France.
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